Monthly Archives: novembre 2011

L’avare – Molière – par Alexis Moati et Pierre Laneyrie

Avare est synonyme de pingre, radin…un des 7 péchés capitaux. L’avare, la dernière pièce de théâtre classique que j’ai vu. Avant j’avais déjà vu, Hamlet, La vie est un songe, Dom Juan, Je me souviens etc… Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une pièce classique parce qu’entre temps je menais une vie d’étudiante et ce n’était pas au centre de mes préoccupations.

Harpagon est un personnage riche et avare, il a une fille Elise amoureuse de Valère qui est l’intendant du père et Cléante qui souhaite épouser Mariane. Harpagon a peur qu’on lui vole une cassette contenant dix milles écus d’or qu’il a dissimulé dans le jardin. Il est méfiant même à l’égard de ses enfants. Il nous fait part de ses plans, il promet Elise à un vielliard Anselme qui ne demande pas de dot et lui de son côté va épouser Mariane.[...] Je ne vais pas tout vous raconter, c’est un classique, tu as du l’étudier au collège ou au lycée.

Bon alors, on entre dans le théâtre, quelques chaises sur la scène où certaines personnes du public peuvent s’installer. Surprenant, c’est bien la première fois que je vois ce genre de mise en scène. Tout au long de la pièce le public fait partie intégrante de la pièce, on y participe. Le dispositif est minimaliste, pas de costume classique, les comédiens sont normalement habillés, pas de décor (enfin presque). Une pièce classique avec une mise en scène moderne qui peut être jouer hors théâtre avec ce procédé. Le texte reste fidèle même si il est entrecoupé par d’autres paroles faisant référence à la situation d’aujourd’hui par rapport à l’argent.

Je n’avais rien lu avant d’aller voir la pièce, je pensais voir un classique avec de vrais costumes, avec les entrées et sorties de scène, un beau décor, et finalement cette mise en scène moderne et minimaliste je l’ai aimé, j’ai été dedans, captivée du début à la fin. Je me demande si je suis objective, j’ai toujours aimé le théâtre. Je me déplacerai plus pour aller au théâtre que pour aller au cinéma (je préfère regarder un film dans mon lit). Et pour la petite anecdote, enfant on me laisser devant une pièce quand c’était diffuser à la télé, pour que je sois tranquille. Le théâtre j’adore ! Voilà quelque chose à savoir sur moi que je n’ai jamais partagé avec vivacité, peut-être que ça surprendra certains. D’ailleurs, en décembre est prévu ‘Le malade imaginaire’ toujours mis en scène par Alexis Moati et Pierre Laneyrie avant ‘L’avare’, je crois que c’est le même concept pour la mise en scène, je mettrai tout en oeuvre pour faire partie du public mais sur la scène, ça doit être une autre perception.

Il faut que je me regarde le film aussi avec Louis de Funès.

Le monologue que j’aime bien et qui montre bien le desarroi d’Harpagon et le personnage qu’il est. Moi ça me fait rire : Molière, L’Avare, acte IV, scène 7

Harpagon (Il crie au voleur dès le jardin, et vient sans chapeau.) : Au voleur ! Au voleur ! A l’assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné, on m’a coupé la gorge, on m’a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu’est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N’est-il point là ? N’est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. Rends-moi mon argent, coquin… (il se prend lui-même le bras.) Ah ! C’est moi. Mon esprit est troublé, et j’ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! Mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! On m’a privé de toi ; et puisque tu m’ es enlevé, j’ ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n’ ai plus que faire au monde : sans toi, il m’est impossible de vivre. C’en est fait, je n’en puis plus ; je me meurs, je suis mort, je suis enterré. N’ y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en m’apprenant qui l’a pris ? Euh ? Que dites-vous ? Ce n’est personne. Il faut, qui que ce soit qui ait fait le coup, qu’avec beaucoup de soin on ait épié l’heure ; et l’on a choisi justement le temps que je parlois à mon traître de fils. Sortons. Je veux aller querir la justice, et faire donner la question à toute la maison : à servantes, à valets, à fils, à fille, et à moi aussi. Que de gens assemblés ! Je ne jette mes regards sur personne qui ne me donne des soupçons, et tout me semble mon voleur. Eh ! De quoi est-ce qu’on parle là ? De celui qui m’a dérobé ? Quel bruit fait-on là-haut ? Est-ce mon voleur qui y est ? De grâce, si l’on sait des nouvelles de mon voleur, je supplie que l’on m’en dise. N’est-il point caché là parmi vous ? Ils me regardent tous, et se mettent à rire. Vous verrez qu’ils ont part sans doute au vol que l’on m’a fait. Allons vite, des commissaires, des archers, des prévôts, des juges, des gênes, des potences et des bourreaux. Je veux faire pendre tout le monde ; et si je ne retrouve mon argent, je me pendrai moi-même après.

Someone like you – Adele

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J’AIME cette chanson comme je peux la détester (parce qu’elle m’attriste, je ne me sens pas bien après les/l’écoute). J’étais persuadée jusqu’à que je voulais Someone like ‘him’, mais il se trouve que non. (en tout cas je ne pense plus, confidence).

J’avais cessé de l’écouter mais il a fallu que je regarde ‘Glee’ pour encore avoir envie de me l’écouter en boucle. (c’est de ça que je parle) J’ai longtemps écouté ‘Turning Tables’ ou ‘Take it all’ en fait tout l’album. Je crois que c’est l’album qui m’abruti, qui décuple l’intensité de mes émotions.

Adele je l’aime depuis son 1er album alors que vous, vous la découvrez avec ’21′ et ça ma rend folle parce que vous n’avez pas su la découvrir avec ‘Make you feel my love’ ou ‘Hometown Glory’ > ’19′. Les nombres faisant référence à l’âge où elle sort l’album ou quand elle les a écrit, je ne m’en souviens plus. En tout cas, celles que je retiens ne parle que d’amour. Quand j’entends certains morceaux aux pianos (que j’aime), je regrette le jour où j’ai dit non à mon papa pour apprendre à jouer du piano.

Je vous rassure c’est par période que je l’écoute mais là c’est à cause de Glee. Je n’écoute pas que des chansons qui parlent d’amour ou dit ‘déprimante’. J’avais juste envie de le partager là. Je respire la joie de vivre. JE VAIS BIEN (sincèrement).

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Shit Robot, Juan MacLean, Discodeine, Ivan Smagghe, Chloe.

Je n’ai absolument pas le temps d’écrire mes ‘articles’ mais certains sont déjà dans ma tête. ;) Voici les photos dédicaces de mes soirées musicales du WE dernier…Shit Robot, dont j’ai réussi à avoir une dédicace de lui. Oui Oui, je suis trop forte !

 

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Duran Duran – Girls Panic !

Dans le dernier clip du groupe pop rock britannique 5 tops models des années 90 et 2000 sont réunis. Un clip/court métrage d’environ 10 min mettant en scène, Naomi Campbell, Eva Herzigova, Cindy Crawford, Helena Christensen et Yasmin le Bon, dans la peau des 5 chanteurs. A regarder !

 

 

L’adversaire – Emmanuel Carrère

L’histoire relate un terrible fait divers. En 1993, Jean-Claude Romand tue sa femmes, ses deux enfants, ses parents avant de rater son propre suicide. Au fil de l’enquête, nous découvrons que la vie de Romand a été construit sur un mensonge inconsidérable, prétendant être médecin pendant 20 ans. Sa famille, ses amis, son entourage croient à la supercherie, durant toutes ces années jusqu’à cette tragédie.Il est difficile de ne pas associer ce récit au récent fait d’actualité, la famille Dupont de Ligonnes.

Dans ce récit, il y a plusieurs genres qui se mêlent à la fois biographique romancé du personnage/personne de Romand et aussi à la fois autobiographique, car E.Carrère partage son envie et sa difficulté d’écrire ce livre tout en ayant le désir de rester objectif face à cette histoire. Il inclut aussi des correspondances qu’il a entretenu durant plusieurs années avec Romand.

Je ne saurais pas vous dire si j’ai vraiment aimé cette lecture mais ce qui est sur c’est que je l’ai lu en 3h sans avoir envie de le lâcher. Je confirme que l’auteur ne nous fait pas part de son point de vue. Nous comprenons son envie d’écrire ce livre et ses intentions et nous avons envie d’arriver jusqu’au bout de cette lecture pour voir jusqu’où va ce récit et ça nous mène.

Ce roman a été adapté au cinéma par Nicole Garcia, sortie en 2002, avec Daniel Auteuil, François Berléand, François Cluzet. Pour une fois j’écris sans avoir vu le film. Je n’ai pas le temps pour l’instant mais dès que je l’aurai vu je rajouterai à cette article quelques lignes sur l’adaptation cinématographique.

Ce livre est le 2e récit d’Emmanuel Carrère que je lis, le premier étant ‘D’autres vies que la mienne’, j’ai aimé lire ce livre même s’il parle de la mort. J’ai lu ce livre en même temps que l’auteur soit ‘couronné’ du prix Renaudot pour ‘Limonov’ il y a 5 jours environ. Après cette lecture de ‘L’adversaire’ je me dis que ça sera surement pas le dernier livre que je lis de d’Emmanuel Carrère.

19.11.11 > J’ai enfin vu l’adpatation, de ‘L’adversaire’. C’est une bonne adaptation (vous savez que en général, je ne suis pas ‘fan’ des films adaptés d’un livre mais quand je n’aime pas je dis rien normalement), Daniel Auteil est bon dans son rôle à la fois inquiétant, doux, agité… un homme à plusieurs facettes. L’ambiance est pesante, sombre, je trouve ça limite dérangeant surement comme dans certains passage du livre. Et puis, il y a certains plans qui m’ont fait penser à J.Giono, ‘Un roi sans divertissement’ (je parle du livre). Lisez le livre et ensuite regarder le film.