J’aurais pu être la narratrice de ce livre. Il y a tellement de fois où je me vois dire ce que Jocelyne (Jo) a dit. Bon d’accord, je ne suis pas elle, je n’ai ni 47 ans, je ne suis ni mariée et je n’ai pas deux enfants. (et puis oui, c’est un livre je sais, donc fiction c’est bon j’ai les pieds sur terre). Jocelyn c’est son mari avec qui elle a eu enfants. Jocelyne et Jocelyn c’est ça. Elle est mercière à Arras et tient un blog (tout comme moi) mais de dentellières. Elle aime les livres (comme moi) et le pouvoir des mots (comme moi). Elle évoque le souvenir de sa mère qui lui manque et son père toujours vivant oublie sa vie toutes les six minutes. Elle mène une vie des plus banales jusqu’au jour où ses voisines (jumelles) l’incitent à jouer au Loto… elle joue à Euromillions (et moi je rêve de le gagner). Le meilleur c’est la suite de la histoire… à vous de lire. Il se lit vite le livre.
Le personnage de Jo m’a fait penser à Saucisse dans ‘Un roi sans divertissement’ de Giono. (mon livre de référence) et pourtant tout le récit se déroule à notre époque. Et à chaque fois il y a des éléments qui me ramène à la réalité. Je ne sais pas pourquoi je me suis mise ça en tête. J’ai vraiment eu cette impression qu’à certains moments j’aurais pu tenir ce discours et ce dès la première page. Je vous le rappelle au cas où vous le liriez comme ça vous penserez à moi. Un livre que je conseille vivement car il est plein de vérités…
Voici un passage qui m’a fait sourire : ‘Les hommes savent les désastres que certains mots déclenchent dans le coeur des filles : et nous, pauvres idiotes, nous pâmons et tombons dans le piège, excitées qu’un homme nous en ait enfin tendu un.’
‘Il n’y a que dans les livres qu’on peu changer de vie. Que l’on peut tout effacer d’un mot. Faire disparaître le poids des choses. Gommer les vilenies et au bout d’un phrase, se retrouver soudain au bout du monde.’
PS : J’ai lu pleins de livres cet été, on en reparlera.