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Rien ne s’oppose à la nuit ~ Delphine de Vigan

Dans ‘Rien ne s’oppose à la nuit’, Delphine de Vigan nous fait part de son histoire familiale. Une histoire qui concerne surtout sa mère, Lucile, qui a mis fin à ses jours. More »

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‘Et puis juin, et puis toi’ (et puis moi) ~ Rose

Ces quelques lignes pour vous, l’album de Rose est sorti vous pouvez imaginer la joie et l’excitation que cela m’a procuré. Les lignes qui vont suivre seront celles qui s’adressent à elle More »

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Never Say Die ~ Nicolas Henriot aka Baze à Seize Galerie

Une belle exposition à voir à Seize Galerie visible jusqu’au 13 mars ! (et je vous le dis en hurlant) Toutes les informations ici > Seize Galerie La page facebook de l’artiste More »

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Je vais mieux ~ David Foenkinos

Je ne sais pas si ‘Je veux mieux’ après avoir lu ce dernier roman de David Foenkinos cependant je tiens à vous dire que je l’ai trouvé formidable. Je me souviens d’ailleurs More »

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NASSER (mon 10e live)

Il y a quelques heures vient de se terminer mon 10e live de NASSER. Vous avez bien lu 10 live de NASSER, seulement dans le sud-est. Je vois déjà certains d’entre vous More »

Category Archives: Théâtre

Gardenia ~ Alain Platel & Frank Van Laecke

Le cabaret Gardenia doit fermer ses portes et la troupe fait son ultime représentation. Le groupe est composé principalement d’artistes masculins âgés entre 50 et 65 ans. Vanessa von Durme joue la maîtresse de cérémonie et entre alors en scène 7 hommes, portant le costume, d’un pas lent et monotone rythmés par la musique qui les accompagne. Ils nous font penser à des hommes de bureau. Nous sommes à l’écoute de leurs histoires, de leurs propres existences, de leurs chagrins et de leurs espoirs. Au fur et à mesure de leurs récits, les hommes en costume se travestissent en femmes, une transformation qui les amène au statut d’artiste. La femme est grossièrement représenté par le maquillage, les robes pailletés, les perruques… Peu à peu, les artistes du cabaret se mettent à nu. A noter aussi, la présence d’une femme et un homme plus jeune les accompagne dans cette dernière représentation. Chaque tableau est rythmé par une musique en passant de Charles Aznavour, La Callas, Dalida, Claude François… Dans un décor sobre et une scène en pente, nos artistes évoluent sur la scène toujours d’un pas lent.

Gardenia c’est le ballet/thêâtre/danse que j’ai vu en décembre dernier au Théâtre du Merlan. (Le cadre est sympa mais qu’est-ce qu’on est mal installé). Petite aparté, j’ai rencontré mon ancienne prof de lettres, quelle émotion (enfin surtout pour moi mais je sais pourquoi parce que c’est quelqu’un qui m’a beaucoup apporté et appris) :) Bref, Gardenia c’est pleins d’émotions même si mon acolyte et moi on a rien compris dès le début (lui ne doit toujours pas comprendre) c’est un mélange de mélancolie, de tristesse, d’espoir… car la fermeture de ce cabaret les conduit forcément à la maison de retraite. Ces artistes de cabaret qui fut surement autrefois des fonctionnaires, des employés de bureaux nous livrent leur combat pour vivre pleinement leur passion. Une passion qui n’est pas encore bien vu dans la société. Il y avait surement pleins de messages à prendre tels que le temps qui passe (vite). Si je devais résumer VIVEZ à fond !

Ubu enchaîné – Alfred Jarry – par Dan Jemmet

En gros l’histoire, du Père Ubu, roi de Pologne, ignoble, outrancier, grotesque, tyrannique… (on le découvre ainsi dans Ubu Roi) se présente comme une sorte d’esclave qu’on jette en prison subissant toutes les galères, mais sa nature féroce revient au naturelle.

Je vais être cash, je pense qu’il y a des trucs qui m’ont échappé dans cette pièce. Une mise en scène monotone, ça bouge pas, (même si tu sens qu’il y a du travail dessus), moi je préfère le théâtre où il y a des l’action du mouvement. Evidemment après avoir lu quelques articles sur cette pièce, j’apprends que cette pièce est monté comme un théâtre pour marionnette vivant, une sorte de guignol, enfin je n’ai pas accroché. C’est dommage car les comédiens sont bons, en comptant la présence du charismatique Eric Cantona. C’était surement trop court aussi, certains moment aurait mérité d’être plus longuement approfondi.

Je cite mon acolyte : ‘tu mets bien dans ton article que ton acolyte partage ton point de vue, vide et incomplet’

Je m’étale pas sur cet article, ça ne m’a pas inspiré, j’ai vu la pièce en novembre et je vous le partage que maintenant pour vous dire. Peut-être parce que je connais pas bien l’oeuvre d’Alfred Jarry, aussi. (et que je me refuse de parle de ce que je ne connais pas.)

L’avare – Molière – par Alexis Moati et Pierre Laneyrie

Avare est synonyme de pingre, radin…un des 7 péchés capitaux. L’avare, la dernière pièce de théâtre classique que j’ai vu. Avant j’avais déjà vu, Hamlet, La vie est un songe, Dom Juan, Je me souviens etc… Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une pièce classique parce qu’entre temps je menais une vie d’étudiante et ce n’était pas au centre de mes préoccupations.

Harpagon est un personnage riche et avare, il a une fille Elise amoureuse de Valère qui est l’intendant du père et Cléante qui souhaite épouser Mariane. Harpagon a peur qu’on lui vole une cassette contenant dix milles écus d’or qu’il a dissimulé dans le jardin. Il est méfiant même à l’égard de ses enfants. Il nous fait part de ses plans, il promet Elise à un vielliard Anselme qui ne demande pas de dot et lui de son côté va épouser Mariane.[...] Je ne vais pas tout vous raconter, c’est un classique, tu as du l’étudier au collège ou au lycée.

Bon alors, on entre dans le théâtre, quelques chaises sur la scène où certaines personnes du public peuvent s’installer. Surprenant, c’est bien la première fois que je vois ce genre de mise en scène. Tout au long de la pièce le public fait partie intégrante de la pièce, on y participe. Le dispositif est minimaliste, pas de costume classique, les comédiens sont normalement habillés, pas de décor (enfin presque). Une pièce classique avec une mise en scène moderne qui peut être jouer hors théâtre avec ce procédé. Le texte reste fidèle même si il est entrecoupé par d’autres paroles faisant référence à la situation d’aujourd’hui par rapport à l’argent.

Je n’avais rien lu avant d’aller voir la pièce, je pensais voir un classique avec de vrais costumes, avec les entrées et sorties de scène, un beau décor, et finalement cette mise en scène moderne et minimaliste je l’ai aimé, j’ai été dedans, captivée du début à la fin. Je me demande si je suis objective, j’ai toujours aimé le théâtre. Je me déplacerai plus pour aller au théâtre que pour aller au cinéma (je préfère regarder un film dans mon lit). Et pour la petite anecdote, enfant on me laisser devant une pièce quand c’était diffuser à la télé, pour que je sois tranquille. Le théâtre j’adore ! Voilà quelque chose à savoir sur moi que je n’ai jamais partagé avec vivacité, peut-être que ça surprendra certains. D’ailleurs, en décembre est prévu ‘Le malade imaginaire’ toujours mis en scène par Alexis Moati et Pierre Laneyrie avant ‘L’avare’, je crois que c’est le même concept pour la mise en scène, je mettrai tout en oeuvre pour faire partie du public mais sur la scène, ça doit être une autre perception.

Il faut que je me regarde le film aussi avec Louis de Funès.

Le monologue que j’aime bien et qui montre bien le desarroi d’Harpagon et le personnage qu’il est. Moi ça me fait rire : Molière, L’Avare, acte IV, scène 7

Harpagon (Il crie au voleur dès le jardin, et vient sans chapeau.) : Au voleur ! Au voleur ! A l’assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné, on m’a coupé la gorge, on m’a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu’est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N’est-il point là ? N’est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. Rends-moi mon argent, coquin… (il se prend lui-même le bras.) Ah ! C’est moi. Mon esprit est troublé, et j’ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! Mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! On m’a privé de toi ; et puisque tu m’ es enlevé, j’ ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n’ ai plus que faire au monde : sans toi, il m’est impossible de vivre. C’en est fait, je n’en puis plus ; je me meurs, je suis mort, je suis enterré. N’ y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en m’apprenant qui l’a pris ? Euh ? Que dites-vous ? Ce n’est personne. Il faut, qui que ce soit qui ait fait le coup, qu’avec beaucoup de soin on ait épié l’heure ; et l’on a choisi justement le temps que je parlois à mon traître de fils. Sortons. Je veux aller querir la justice, et faire donner la question à toute la maison : à servantes, à valets, à fils, à fille, et à moi aussi. Que de gens assemblés ! Je ne jette mes regards sur personne qui ne me donne des soupçons, et tout me semble mon voleur. Eh ! De quoi est-ce qu’on parle là ? De celui qui m’a dérobé ? Quel bruit fait-on là-haut ? Est-ce mon voleur qui y est ? De grâce, si l’on sait des nouvelles de mon voleur, je supplie que l’on m’en dise. N’est-il point caché là parmi vous ? Ils me regardent tous, et se mettent à rire. Vous verrez qu’ils ont part sans doute au vol que l’on m’a fait. Allons vite, des commissaires, des archers, des prévôts, des juges, des gênes, des potences et des bourreaux. Je veux faire pendre tout le monde ; et si je ne retrouve mon argent, je me pendrai moi-même après.